Thursday, November 20, 2008

Longtemps plus tard

L'ordinateur entre temps m'a quitte, pas vraiment de texte a submitter .... ou alors ce que je "viens" d'ecrire il y a 18 mois

Ma vie sera peut-être réussie, avec des Gustave et des Gustavette, avec des Geo sans doute aussi ;), avec des projets plein la tête, un nouvel appartement, un vieux job qui m'éclate, et la quiétude qui ne me fait plus peur ... 23 ans, malgré tout, sera peut-être l'âge du bonheur ?

Le Geo est definitivement present, les 18 mois sont passes a la vitesse de l'eclair .... ma vie a completement change (ENCORE?), 4000 km plus loin, des etudes apres que le vieux job m'ait lasse a nouveau, la quietude que j'envie parfois, qui me fait, malgre tout, toujours un peu peur .... une vie trop parfaite est-elle une vie mediocre?

J'aime Geoffroy. Plus que tout. Je veux faire ma vie avec lui, avoir une famille avec lui. Et puis parfois, un grand vertige me prend: est-ce vraiment lui? en suis-je sure a 100%? Puis-je me creer une mini-histoire a la Bovary pour me faire douter quelques jours, pour me mettre a l'epreuve, pour me dire que l'epreuve n'est pas dure, mais bon, si quand meme, romance ta vie Myriam ...

J'ai de nouveau l'impression d'etre incapable d'ecrire, et ca ca m'embete vraiment. Le plus profondement du monde.

Ma vie non amoureuse est sinon pleine de questions.... mais peut etre que je suis plus sure de moi qu'avant. Peut etre que combattre l'adversite en bravant les obstacles, en faisant ce que tout le monde pense je n arriverai pas a faire, peut etre que juste ca, ca me donne des ailes. Pour que Nicomak devienne la plus belle reussite. Qu'on leur prouve qu'un autre monde existe.

Wednesday, June 13, 2007

Un an plus tard

Envie de changer ma vie, envie de mieux. Impossible de savoir dù vient le problème : le manque d'amour ? le manque d'amis ? le manque dans le boulot ?
Le boulot va changer, les vrais amis restent, les autres sont ecplipsés. Je ne crois plus en l'amour, comme certains ne croient plus en Dieu. Je n'attends plus ce prince charmant qui n'arrivera pas, je n'espère plus un crapaud non plus, j'ai l'impression que je n'y arriverai pas. Pas envie de vivre en couple, de devoir faire des sacrifices, si jamais rien ne vient en retour. Mes amis déjà me déçoivent alors que je ne leur en demande pas tant. Il me sera impossible de ne pas être déçue par celui dont je vais espérer plus.
Qu'est-ce qu'une vie réussie ? Question difficile, réponse plutôt facile : ce ne sera sans doute pas la mienne. Beaucoup trop de mes rêves d'enfant et de jeune adolescente tombent en désuétude. Ma vie ne sera pas ce que j'avais rêvé pour moi.
Mais au moins, j'ai repris la main. Je tente de changer les choses, je ne me laisse plus porter par l'immobilisme, j'agis, peut-être mal, mais je ne reste pas (totalement) dans mon coin, à pleurnicher. Mais mon activité ressemble parfois à de la fuite. Trouver de nouveaux amis, bosser plus, bosser ailleurs, devenir une célibattante plutôt qu'une celib' triste et morfondue. Mais où tout celà me menne ? Pas vraiment sure que ce soit vers l'endroit de mes rêves, pas vraiment sure que celà me permettra d'avoir une meilleure vie, d'avoir la vie que j'aurais aimé me choisir...

==>
finalement, toujours le même rythme, mais d'autres idées ... je crois de nouveau en l'amour, et je commence même à croire qu'un amour sain et sympathique peut-être une grande histoire ...
un an et de multiples aventures : les vacances en Finlande, des déceptions en Italie, une quête sans trésor en Allemagne, un retour à Paris qui n'aurait pas dû être brillant, mais qui l'est pourtant ...

Ma vie sera peut-être réussie, avec des Gustave et des Gustavette, avec des Geo sans doute aussi ;), avec des projets plein la tête, un nouvel appartement, un vieux job qui m'éclate, et la quiétude qui ne me fait plus peur ... 23 ans, malgré tout, sera peut-être l'âge du bonheur ?

Sunday, June 11, 2006

Le doute

Je crois qu'en ce moment je ne vais pas très bien, que je feins d'aller bien, que je le feins même à moi même... ma vie n'a rien de tragique, mais le début de l'année 2005 ne fut pas excellent, loin de là ... beaucoup de déceptions ... et pourtant, j'ai parfois l'impression que je ne ressens rien, que j'ai blindé ma carapace pour ne surtout pas être touchée par tous ces éléments ... pourtant, il paraît que j'ai l'air de plus en plus triste ... peut être que m'obliger à me confier devant un écran noir me permettrait d'être plus au point sur ce que je ressens vraiment ... et m'obligerait à ressentir ce que mon inconscient voudrait me faire oublier ... mais je n'ai pas envie de devenir une je m'en-foutiste ... et même si ça doit faire mal, il faut regarder la vie en face, avec ses douleurs aussi .... bientôt 3heures du matin, forcément je n'ai pas envie d'aller dormir ... mes insomnies reprennent, le douleur aussi ... le vide surtout ... le sentiment de ne pas avoir la meilleure des vies, ne pas faire tout ce que je pourrais faire et en même temps ne pas arriver à faire tout ce que je devrais faire ...

==> toujours cette sensation de vide, de manque, toujours 3 heures du matin. Envie de changer ma vie, envie de mieux. Impossible de savoir dù vient le problème : le manque d'amour ? le manque d'amis ? le manque dans le boulot ?
Le boulot va changer, les vrais amis restent, les autres sont ecplipsés. Je ne crois plus en l'amour, comme certains ne croient plus en Dieu. Je n'attends plus ce prince charmant qui n'arrivera pas, je n'espère plus un crapaud non plus, j'ai l'impression que je n'y arriverai pas. Pas envie de vivre en couple, de devoir faire des sacrifices, si jamais rien ne vient en retour. Mes amis déjà me déçoivent alors que je ne leur en demande pas tant. Il me sera impossible de ne pas être déçue par celui dont je vais espérer plus.
Qu'est-ce qu'une vie réussie ? Question difficile, réponse plutôt facile : ce ne sera sans doute pas la mienne. Beaucoup trop de mes rêves d'enfant et de jeune adolescente tombent en désuétude. Ma vie ne sera pas ce que j'avais rêvé pour moi.
Mais au moins, j'ai repris la main. Je tente de changer les choses, je ne me laisse plus porter par l'immobilisme, j'agis, peut-être mal, mais je ne reste pas (totalement) dans mon coin, à pleurnicher. Mais mon activité ressemble parfois à de la fuite. Trouver de nouveaux amis, bosser plus, bosser ailleurs, devenir une célibattante plutôt qu'une celib' triste et morfondue. Mais où tout celà me menne ? Pas vraiment sure que ce soit vers l'endroit de mes rêves, pas vraiment sure que celà me permettra d'avoir une meilleure vie, d'avoir la vie que j'aurais aimé me choisir...

Sunday, December 04, 2005

de la période maudite des fêtes

"Ca devait être le meilleur de tous les Noël. Celui avec Yvan et Mei. Ce fut une catastrophe. Quelque chose de grand dans la bassesse.

Je n’ai pas pleuré pendant 5 mois, j’ai versé deux belles larmes d’attachement quand Egwin est parti, c’est tout. Là ce sont des torrents. En plus tout le monde m’a vu. Super ! Ils doivent me prendre pour une camée en manque, une dépressive en puissance, ou alors ils se disent peut être que j’ai des chances pour être pleureuse à un enterrement musulman. Peut être que c’est un signe, peut être que ce Noël doit être mon dernier Noël. Peut être que je dois me convertir maintenant. Peut être que je dois fêter Hanoukka l’année prochaine. Je n’ai rien ressenti devant le sapin, l’arrivée des cadeaux fut foireuse, je ne me sens pas en état de fête, j’étais mal à l’aise de faire une crèche avec des personnages auxquels je n’attache aucune importance.

Demain je vais devoir rendre des comptes puisque l’on m’a vu pleurer. Que dire ? la vérité ? vous m’avez fait des anti-cadeaux et je viens de comprendre qu’on n’a plus rien à faire ensemble ? ou alors mentir ? et qu’inventer ? Je suis victime d’empathie ? de compassion universelle ? Je pleure 20 minutes tous les soirs pour soulager la peine du monde ? Je pleure parce que je ne suis plus catho ? … bref, rien n’est crédible."

Personne n'aime autant que moi Noël .... c'est Noël qui ne m'aime pas. Je vois arriver la période des fêtes avec inquiétude ... tout sera forcément doux-amer ... les premiers jours du mois de décembre en régle générale sont relativement agréables ... je pars à la découverte des plus jolies guirlandes, des plus jolies décorations, des cadeaux qui pourraient faire plaisir à mes amis, à mes parents, à ma famille, à mes plus-que-ça-encore ....
Puis les jours fatidiques se rapprochent. Noël est forcément honteux dans ma famille ... tous se déchirent, toutes les engueulades explosent, rien ne va plus ... ma mère, forcément, en est le principal instigateur ... elle reprochera à mon père de travailler, à ses enfants de ne pas l'aider, à moi de ne pas être ce qu'elle aurait aimé que je sois ... la messe de minuit n'est qu'un sujet de dispute : on y va ? on n'y va pas ? en général, à minuit tout le monde s'est déjà déchiré, donc la messe n'est même plus vraiment d'actualité ... le sapin n'est jamais monté avant le 24 à 18h, il repartira du salon au mois de mars, après que ma mère l'aura fait photographié et nous aura obligé à poser devant, comme si cela pouvait avori un sens ... surement ses origines russes qui la poussent à faire ça ...

le débalage des cadeaux au mieux a lieu le 24 dans un climat plus ou moins tendu, au pire le 25 si tout le monde est parti en claquant la porte de sa chambre ... et les jours qui suivront seront d'un ennui incroyable, au point que je bénirai l'invention de la crème aux marrons qui t'étouffe et t'endort sur le champs ...
Ce Noël s'annonce encore pire que les précédents ... ma mère ne veut plus me parler depuis un mois déjà, si ce n'est pour m'insulter ... lors de la dernière visite, je n'ai pas relevé mes cheveux comme elle le désirait, il semble que c'était terriblement lui manquer de respect ... en réalité, je me demande pourquoi j'y vais ... mais ne pas y aller marquerait une rupture trop forte, une rupture que je ne veux pas infliger à mon père, mon frère et ma grand mère ...

" nous sommes donc le 1
er janvier 2005, il est 14h et des brouettes et ça fait à peu près 12h que je viens de me faire plaquer, par celui avec qui je m’imaginais bien finir ma vie en ce moment …Plus j’y réfléchis, plus je me dis que j‘ai été stupide d’y croire plus de trois minutes de suite : il s’appelait donc Ilia (Ilya, Ilja c’est au choix !), était alcoolique, oui mais tellement beau et puis le charme russe d’un physicien installé à Berlin, forcément ça ne pouvait que me faire craquer … oui, mais derrière la jolie carapace se cachait un bel enfoiré en fait … donc voilà, monsieur venait enfin à Paris, 8 mois après nos premiers baisers, et m’a dit après nos derniers baisers (du moins à ce moment précis je vois pas pourquoi je le réembrasserais), m’apprend qu’il a « a girlfriend » à Berlin … bon et bien, voilà, on est le 1er janvier 2005, il est 2h du matin, et bonne année !! C’était très fort ! Non, vraiment ! moi je me suis fait chier toute la soirée à me taper sa pote russe et la gamine de sa pote russe (comme si j’avais pas autre chose à foutre à 20 ans), on se barre de la soirée où il y a tous mes potes et lui m’annonce après avoir fait l’hypocrite toute une longue journée, même pas que tout est fini, juste qu’il a une copine … et moi je suis quoi alors ? lui m’a appelé comme un amoureux le jour de Noël de la sainte Russie, je me demande juste, avant ou après sa « girlfriend » ? et là, ça lui fait rien de l’avoir laissée toute seule son Ester à la con ? même pas je la déteste en fait, j’espère juste qu’il ne lui fera pas aussi mal qu’il m’a fait mal …

J’ai passé une nuit horrible, même pas chez moi, mais chez son amie russe, à être tellement faible après ma crise de spasmophilie non voulue que j’avais froid comme jamais, et que j’étais presque prête à aller dormir avec lui pour avoir un truc à 37° à côté de moi … à ne pas arriver à dormir plus de 30 minutes d’affilée parce que mon corps ne cessait de trembler. A avoir tellement de dégoût pour la situation que j’ai dû aller vomir … je suis partie comme une voleuse en laissant un mot à l’amie en question (qui, le pire, a été absolument parfaite pour moi), pour qu’il vienne chercher les affaires qu’il a osé laisser chez moi … je suis un peu comme un animal blessé, qui ne sait pas s’il doit attaquer pour se venger, s’il doit juste s’éloigner, voire fuir, s’il doit au contraire attendre qu’on le finisse … j’ai eu deux pulsions suicidaires cette nuit, je me suis donc avoué que je l’aimais ce petit con, du moins j’aimais l’image que je me faisais de lui, plus beau gosse qui ne sait pas sa beauté et qui est timide que grand playboy qui collectionne les aventures … mais je survis, et pas de suicide en vue, je vais quand même enlever les rasoirs qui seraient éventuellement à ma portée … et puis c’est pas comme si l’amour était la chose la plus importante dans ma vie, ce n’est pas comme si j’avais dit hier à une de mes meilleures amies que j’avais enfin trouvé le bonheur avec ce grand Tatar (ma grand-mère m’avait toujours dit de se méfier des Tatars, la preuve en est faîte ! ils ont l’art de blesser) … et bien voilà, je me suis avouée ça il y a deux jours et tout est déjà fini … je crois que mon largage risque de compter beaucoup pour les prochains trucs écrit dans ce blog certes, mais pour ma vie en général aussi … comment pourrais-je faire confiance à quiconque après ça ? comment pourrais-je me réjouir de la visite d’un amant après la nouvelle de ma dernière visite ? comment je peux être nullissime au point de ne pas voir les signes, jamais, d’avoir cru que c’était bon, … et bien, non, non, et je ne suis pas sure que jamais il ne ressentira quelque chose de vrai, de grand pour quiconque… bref, l’amour destructeur et passionné en lequel je croyais vient de s’effondrer et la passion n’était que de mon côté, lui ne pensait que cul … je sais, ça sonne très peu original, mais quand même ça m’a surprise … vraiment, j’ai l’impression d’avoir connu une autre personne que celle qui était là hier … "


Et puis tout ne s'arrête pas à Noël ... il y a le réveillon également ... les années en général débutent mal pour moi ... vents, déceptions et ruptures à répétition ... ennui parfois aussi ... toujours la recherche du meilleur plan pour éviter tout ça, et puis finalement, rien, ca se passe mal ... 2005 fut tellement foireux que j'espère que 2006 me réservera de meilleures surprises ...

Finalement, un an après, quid de moi par rapport à Ilia ? et bien, plus vraiment de contact depuis 3 mois ... Monsieur n'a pas répondu à mon dernier mail, et peut être que c'est mieux ainsi ... il n'est plus un idéal, même si sa beauté me hante encore ... il n'est plus réellement ce que je veux, je ne rêve plus d'un apatride, surdoué, de 10 ans mon aîné et bourré de problèmes ... je recherche quelque chose de beaucoup plus simple, même si la simplicité n'est pas forcément ce qui m'attire au premier regard ... alors forcément je doute, je me pose mille questions sur mes sentiments, pour telle ou telle personne .... je n'ai eu depuis Ilia qu'une seule attaque réellement sérieuse et destructrice .... qui s'est d'ailleurs détruite toute seule ... et puis quelque chose d'autre de plus doux, mais de plus persistant, que je n'arrive pas à classifier, que je n'arrive pas à m'expliquer, que je n'arrive même pas vraiment à décrire, à comprendre ...

Je me rends compte que je préfère écrire à ce blog que sur une feuille word sur mon PC, alors même que ca me gêne que mes amis puissent lire ce que je viens d'écrire ... peut être que je cherche une personne spéciale dans ce panel ... ou alors je lance un sos d'une terrienne en détresse vers un au delà que je ne connais pas ... mais croire que la toile me rendra ce lieu plus accessible me laisse perplexe ... je me laisse donc perplexe, je ne me comprends pas vraiment en fait ... besoin d'un ami ou de plus que ça, d'un homme ou d'un Dieu, je ne sais pas...

Monday, October 17, 2005

Vol au dessus de Paris

Il est dix heures, la nuit bien sûr est tombée, et dans ma chambre il n’y a plus que l’obscurité. On est samedi soir, tout le monde est sorti s’amuser, mais je dois travailler. Je sais déjà que je n’en ferai rien. Trop contente de cette solitude et de cette possibilité qui m’est offerte de n’absolument rien faire. Alors voilà, je regarde les toits de Paris, éclairés seulement par la pollution lumineuse que je suis seule à voir, la lumière dans ma chambre n’étant pas même allumée. Seule avec juste cette nébuleuse entourant le ciel, je me mets à penser. Je suis à Paris depuis quelque temps maintenant. Je m’y sens plutôt bien finalement. Mais aujourd’hui, ça n’allait plus. Entre l’incapacité à écrire mon exposé qui ne m’inspire pas, la volonté de manger continuelle et la flemme grandissante face au cours de finnois, c’est allé assez mal.

Peut être que c’est le fait de devoir recommencer à travailler qui me perturbe ainsi … j’aurais dû faire secrétaire je pense, ou alors je sais pas faut vraiment que j’arrive à commencer à écrire quelque chose de publiable pour n’avoir ensuite plus rien à faire que ce que j’aime … mais si je n’ai pas de travail, dans ce cas là je vais faire quoi ? lire ? apprendre des langues que je ne parlerai pas puisque je n’irai pas à l’étranger ? voyager me lasse, en fait je suis très contente d’être revenue en France. Ce qui me manque, c’est seulement la rencontre des expat’ de tout pays … je voudrais rencontrer les expat’ en France et pourquoi pas la communauté russe en France, histoire de me replonger dans une histoire d’amour destructrice …

Faudrait que je me remette à ma nouvelle … mais ce soir le sujet ne me branche pas des masses … Peut être que je pourrais taper mes anciens écrits, ce serait déjà ça de fait au moins ….

Pourquoi j’arrive vraiment jamais à m’endormir ? pourquoi j’ai pas l’envie d’aller dormir ? à croire que j’ai peur de la nuit, de devoir m’enfermer dans le sommeil … j’ai peut-être peur de ne pas vivre ma vie pleinement, et en même temps je sais que je ne vis pas pleinement du tout ma vie … la preuve, on est samedi soir, un début d’année, et je suis seule chez moi à ne rien faire, tout bonnement, tout crûment … j’ai définitivement besoin que quelqu’un bosse avec moi pour que je sois capable de me concentrer un temps soit peu … déprimant …

==> Peut-être que les mois d'automne ne me réussisent guère (qui peut aimer cette saison néfaste où tout n'est que rapprochement de la mort ? pas même la douceur et la blancheur des flocons de neige pour apaiser des paysages à l'abandon...)

Etonnant de voir que l'an passé déjà je me plaisais à Paris. Je croyais avoir plus mal vécu que ça mes tout premiers mois (oui, janvier fut plus néfaste encore qu'octobre... encore quelques mois et vous verrez l'ampleur du désastre...)

Pas trop envie d'écrire en ce moment, c'est sans doute ce qui me différencie le plus des mois de l'automne 2004. Mes écrits vont sans doute revenir de plus en plus sur Ilia, sur la destruction de cette histoire qui ne marchait pas. Si mes aventures de cet été ne furent pas des plus faciles, elles m'ont sans doute malgré tout permis de tourner la page "délire à Novossibirsk" (dire que j'ai failli demander un double diplôme à Moscou ... tragique!) ...
En fait je vais plutôt bien en ce moment puisque je n'ai envie de rien de plus en particulier ...

Tuesday, September 27, 2005

Odessa, tu es encore là...même en octobre

Vous n’êtes toujours pas là… finalement, n’avez-vous jamais été là ? qui, sinon vous, pourtant, pourra changer mon monde ? rien sans doute, mais il n’y a que ton nom qui me vient à la bouche, envie de vous crier, de vous appeler, et que tout de suite vous arriviez …

Je suis seule bien sûr, une fois de plus, et c’est depuis cette petite chambre ridicule que je vous écrit, accrochée à la vie par cette machine qui a un effet hypnotisant … j’aimerais vous écrire sur du papier, comme au bon vieux temps, mais mon écriture n'est pas digne de toi, de vous …

Où êtes-vous ? que faîtes-vous ? pensez-vous à moi, ce soir ? je pense tellement souvent à vous, je pense tellement souvent à toi … je pense à ta peau, à votre voix, à tout mêlé à la fois …

Plus vraiment envie de vivre si vous êtes loin, mais je sais, la conjoncture est en notre défaveur … alors j’accepte de vivre cette vie que je n’aime pas, j’accepte de rentrer dans votre jeu, car sinon, c’est presque sûr, j’aurais commencé à me lasser … peut être que c’est en me rendant malheureuse que vous arrivez le mieux à me conserver à vos côtés … par l’éloignement, paradoxalement, vous me gardez.

Mais il y a des soirs comme aujourd’hui où la douleur est trop forte, où je crie ton nom et tu ne viens pas, et je reste seule et je ne veux plus jamais vous revoir … alors je pleure, mais à quoi ça sert finalement de pleurer toute seule ?

Est-ce que vous vous amusez ? pouvez-vous être heureux, vous, loin de moi ? vous habituez-vous à la séparation de nos corps, alors qu’ils ont connu le bonheur d’être mêlés ?

J’ai froid, j’ai sommeil, mais j’ai peur d’aller dormir … ce petit lit n’a rien d’attirant sans vous à mes côtés … j’ai faim, puis je pense à vous loin de moi, encore une fois, et la faim est remplacée par ce nœud au fond de mon estomac … je n’ai plus froid, je n’ai plus faim, j’ai juste mal …

J’aimerais parfois que vous ayez aussi mal que moi, pour que vous ne puissiez plus jamais accepter une seconde de plus que nous fussions loin l’un de l’autre.

==> J'ai retrouvé ces lignes le jour où j'allais pas bien (cf autre blog) ... mais ce soir, ca va, et pourtant, j'aime ce post ... j'avais l'âme poétique ... je mélangeais le vous et le tu pour montrer ma passion des amours anciennes ...
j'ai d'ailleurs eu la chance d'avoir un "compliment" ce soir, un de ceux que l'on trouve dans les livres romantiques de la fin du siècle passé ... une description de moi que j'aime beaucoup, que j'aime tellement en fait que j'ai du mal à croire qu'elle soit vraie :

" je me fis juste aux images que j ai dans la tete et aux impressions qu'elles me laisse : je t'imagine toi, et ta jupe blanche, posée au petit café proche du pont de Notre Dame avec les petites tables rondes, en train de lire ton livre sur Odessa dans la chaleur d'un soir d'été, avec la lumière tamisée de vieilles appliques qui éclairent pas beaucoup, mais bien assez pour que le café resorte de la pénombre ...voila l'image que j'ai dans la tete quand je pense à toi"

... et bien voilà, c'est sans doute naïf et tout ce que l'on voudra, mais je trouve ça très mignon, profondément beau en fait, et comme toute femme j'aimerais que l'on me dise des choses comme ça plus souvent ... donc voilà, merci à celui qui me l'a écrit ...

Et ces quelques mots me font penser à ce moment à Odessa justement où j'écrivais à ce quelqu'un d'autre, ce vous, ce tu, qui lui ne me comprenait pas malgré tout ce que je lui donnais de moi ... j'aurais aimé qu'il me dise des petites choses comme celles-ci, des grandes choses comme celles-ci en fait ...

Mais voilà il ne l'a pas fait, et ne le fera sans doute jamais, mais c'est pas grave puisqu'il n'est pas "the one", il n'est plus "the one" en tout cas ... en ce moment, tout est un peu flou, un peu comme l'an passé d'ailleurs ... à l'époque je ne savais si j'étais avec quelqu'un, maintenant je me demande si je suis amoureuse ... le fait de me poser la question prouve-t-il qu'en réalité je ne le suis pas ? j'avoue qu'il y a plusieurs cibles possibles ;-) , et qu'elles changent régulièrement même si certaines reviennent très souvent ...

Un peu paumée, beaucoup perdue, c'est sans doute ce qui me définit le plus au mois d'octobre, quand tout le monde fait sa rentrée, moi je me demande où est la sortie ...

Wednesday, June 15, 2005

Des suicides affectifs

Un café
Un stylo
Quelques mots
Tu me manques

Un café
Dans un café
Un Martini
Suite obligée

Téléphone à la main
Romantisme moderne
Je te veux près de moi
Mais tu n’es pas là

J’hésite à passer le cap
Et puis soudain mes doigts dérapent
Sur le clavier
Je viens de taper

Le chiffres deviennent lettres
Les lettres deviennent mots
Avec un sms, comme dans une lettre,
Je t’envoie quelques mots

Deuxième café
Dans le même café
Toujours seule, loin de toi
Toujours seule, tu n’es pas là

Je suis fière de ce que j’ai écris
Et même si je sais que c’est une pure connerie
T’écrire tout ça ne va rien changer
Je vais rester seule dans ce misérable café

Je me livre à nue
Je me donne toute nue
Où tu veux, quand tu veux,
Tu es le seul que je veux

Romantisme moderne
Belle connerie, quel bordel
Je viens de t’envoyer
un message qui m’a tué

Suicide affectif
Pour un vide émotif
Tu sais tout, ne fera rien
Et je me sens encore moins bien

Troisième café
Mes nerfs vont craquer
Tu n’as toujours pas répondu
C’est clair, tout est foutu

J’ai tout fumé
J’ai tout bu
Je vais me casser
Je n’en peux plus

Sur le chemin du retour
Je me dis que c’est plus mon tour
Assez de conneries pour aujourd’hui
C’est seule que je vais défaire mon lit

Et là, merveille,
Devant ma porte, tu veilles,
Aux lèvres, un sourire
De ma bouche, un petit rire

Moderne romantique
Tu te fous de la technique
Mon suicide affectif
Finalement n’était pas dramatique.


==> oui, c'est ma nouvelle expression favorite, le suicide affectif ! En réalité, mes messages sont de moins en moins soumis à la règle du "pile" un an plus tôt ... j'avais écrit ces petits vers ridicules seule dans un café d'Odessa, où je tuais le temps en me la jouant dandy (non on dit pas dandine pour les filles) sur les terrasses des cafés ...
Mais mon premier suicide affectif devait remonter au moins de juin dernier :
(je viens de me rappeler qu'en fait je devais avoir tout ça sur mon petit calepin magique, que j'avais commencé par ce premier message ... donc voilà la retransmission)

"Berlin, le 5 juin 2005
Prenzlauer Berg, Café Sonntag, déjà fort tard.

Un crayon enfin trouvé. Je sors du ciné. "The day after tomorrow". pas quelque chose de super, mais ce film m'a poussé à vouloir dire mes sentiments. J'ai sans doute eu tort, mais je suis quand même heureuse de l'avoir fait. Heureuse aussi d'avoir trouvé ce stylo. Dieu qu'il m'a fallu du temps pourtant pour aller le demander.

J'ai écrit à Ilia pour lui dire que mon monde sans lui était vide. Je crois que c'est une des choses les plus folles que je n'ai jamais faites par amour. J'en suis fière, même si ça a sans doute ruiné toutes mes chances de le revoir. Mais c'était vraiment ainsi que je le ressentais et que je me sens encore. Ahah, l'amour ! Il a fallu encore une fois que je tombe pas sur le bon."


==> donc oui, les suicides affectifs j'adore et je déteste ça en même temps. Tout simplement parce que je révèle mon vrai moi en ce genre d'occasions. Plus de fard, plus de jeux de séduction, moi toute seule, toute nue, face à quelqu'un qui me plaît bigrement. Le suicide affectif, c'est le genre de message que vous savez qu'il ne faut absolument pas l'envoyer, mais vous l'envoyez quand même, parce que pour une fois, vous avez envie d'être vraie.
J'ai refait un suicide affectif il y a quelque temps, et comme tout bon suicide affectif, il fut assez catastrophique. Et comme chaque fois, je continue à m'accrocher tout de même, tant bien que mal, mais peut être que je devrais jeter l'éponge réellement pour une fois.

Je suis heureuse de partir pour deux mois à Kiev, me retrouver un peu seule de nouveau. Je sais pas comment ça sera plus tard, quand je travaillerai, que j'aurai une famille, et que je ne pourrai plus divaguer ainsi en Europe pour quelques semaines loin de tout.
Mais en même temps, bien sûr, je suis folle d'appréhensions. je ne connais rien de cette ville, je n'y connais absolument personne, et ma passion de la solitude s'arrête dès que je commence à traîner les cafés le soir en jouant ma dandy ... je fais partie de ces "socializing asocial people", qui oscille toujours en la quête d'eux-même dans la solitude et la quête des autres ...

Pas trop le moral en ce moment, début des révisions sans doute. Surtout que, comme d'habitude, je n'arrive pas à bosser. Ca me rappelle les révisions du Bac où Marion m'avait obligé à travailler et où je souffrais de maux de tête dès qu'on faisait plus de 10 exos de physique ou de maths à la suite, et mes endormissements permanents devant mes bouquins de philo (alors qu'en fait j'adore la philo)... souvenirs,souvenirs.